A quoi pourrait ressembler un monde où …

Où nous serions capables de satisfaire les besoins essentiels de chacun et de vivre épanouis et heureux dans les limites de l’écosystème Terre ?

Dessine-moi un monde contribue à la diffusion des problématiques auxquelles nous sommes confrontés, tout en ouvrant la porte au débat et à la recherche de solutions issues de regards croisés entre différentes disciplines et différents parcours.

Les modes de vie de la partie la plus aisée de la population mondiale ne sont pas « durables » car ils contribuent aux dérèglements du climat et à l’érosion de la biodiversité et des ressources naturelles.

Ces élites matérielles ont jusqu’à présent représenté pour beaucoup le modèle, l’exemple à suivre. Il est urgent de trouver des alternatives enviables et souhaitables, de nous trouver de nouveaux buts à atteindre, de construire de nouvelles représentations vers lesquelles tendre.

Gandhi nous invitait déjà à « Vivre simplement, pour que d’autres, simplement, puissent vivre. »

Ce sera quoi « Réussir sa vie » en 2050 ?

Notre hyperactivité, la fuite en avant vers l’accumulation de toujours plus de biens matériels et nos comportements addictifs sont en partie liés à notre refus d’écouter et donc notre absence de réponses aux questions existentielles.

Il faut replacer la quête de sens au cœur de nos vies et nous replonger, nous nourrir des réflexions philosophiques à travers les âges et s’interroger sur ce qui rend véritablement heureux, sur ce qui nous enrichit vraiment.

A quoi devraient ressembler les règles du jeu économique pour construire des sociétés équitables et solidaires, en équilibre avec le milieu naturel ?

Les règles du jeu que nous nous sommes fixées ne sont pas non plus « durables » dans le sens où notre système économique est en déséquilibre, non seulement avec l’écosystème au sein duquel il prend place (une croissance infinie dans un monde fini est impossible), mais également avec la société qui lui permet d’exister : la concentration des richesses et des pouvoirs à laquelle il conduit en l’absence de régulations efficaces, et dans un contexte de circulation de l’information en temps réel aux quatre coins de la planète, nous amène à des explosions sociales qui pourraient ébranler nos démocraties.

Imaginons ensemble de nouvelles règles du jeu qui permettent à chacun d’entreprendre et innover pour le bien commun, tout en mettant en place les garde-fous nécessaires pour réguler le système en terme de circulation des richesses et des informations par exemple.

Comment s’inspirer des cycles naturels pour vivre mieux avec moins d’énergie ?

Un certain déséquilibre fait partie de la Vie : la Vie n’est pas « inerte », elle n’est pas en équilibre parfait (donc immobile), elle est dynamique et en constante adaptation à un environnement changeant : que ce soit le fonctionnement de notre corps ou bien la régulation des écosystèmes, tout est histoire d’homéostasie, de fluctuations des paramètres, amplifiées ou au contraire atténuées par un cortège de boucles d’action et de rétroaction enchevêtrées les unes dans les autres, c’est à ce type de régulation qu’il pourrait être fait référence.

Par ailleurs la Nature est parfois bien plus efficace que nous. Un exemple remarquable est celui de la production d’engrais azoté : pour fixer l’azote de l’air, les enzymes des bactéries Rhizobium fonctionnent à pression atmosphérique (environ 1 bar) et 15°C là où nous avons besoin dans nos usines d’une pression de l’ordre de 100-150 bar et d’une température avoisinant 430°C et donc de beaucoup beaucoup d’énergie : la marge de progrès est colossale.

Nous avons sans doute encore beaucoup à apprendre de l’observation du vivant et du fonctionnement des écosystèmes.